Punition/récompense, «timing» et conséquences. Partie 7

Au fil des semaines, je partagerai avec vous des écrits de l’un de mes professeurs en éthologie, Michel Chanton. Véritable pionnier, M. Chanton a consacré plus de 55 ans de sa vie à l’étude scientifique de la relation entre le chien et les humains, faisant de lui l’instigateur du métier de comportementaliste en France.

Éblouie par les connaissances que cet homme m’a transmises, j’ai décidé de partager avec vous, au fil des semaines, quelques uns de ses écrits, que j’ai soigneusement choisis. Ils sont tirés du livre de Marie-Claire Perrot, intitulé « Y’a un os avec mon chien ».

Je vous invite donc à visiter le site à toutes les semaines.

7ième semaine « Parlons des erreurs de communication commises par les maîtres. Quelle est la plus fréquente ? » Réponse de Michel Chanton éthologue. « Il s’agit certainement de la récompense ou de la punition à contretemps, c’est-à-dire liée à un évènement qui n’est plus dans le présent. Pour la récompense, c’est assez inoffensif : cela ne fait pas de mal au chien, mais cela n’a aucune valeur d’apprentissage. En revanche, lorsque l’on sanctionne un chien pour une bêtise (rideaux déchirés, objets détériorés,besoins faits dans la maison…) ne serait-ce que 3 minutes plus tard, on perd son temps et on perturbe l’animal. En effet, le chien ne peut comprendre le sens d’une récompense, d’un encouragement ou d’une sanction, que s’ils interviennent sur le champ. Seule la sanction qui tombe à l’instant précis où le chien fait la chose interdite peut être efficace. Trois minutes après, cela ne signifie déjà plus rien. »

Bonne semaine !


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