Pourquoi l’autorité? Partie 18

Au fil des semaines, je partagerai avec vous des écrits de l’un de mes professeurs en éthologie, Michel Chanton. Véritable pionnier, M. Chanton a consacré plus de 55 ans de sa vie à l’étude scientifique de la relation entre le chien et les humains, faisant de lui l’instigateur du métier de comportementaliste en France.

Éblouie par les connaissances que cet homme m’a transmises, j’ai décidé de partager avec vous, au fil des semaines, quelques uns de ses écrits, que j’ai soigneusement choisis. Ils sont tirés du livre de Marie-Claire Perrot, intitulé « Y’a un os avec mon chien ».

Je vous invite donc à visiter le site à toutes les semaines.

18ième semaine: «Pour que notre chien intègre la place qu’on veut lui donner, il suffit donc d’exercer une autorité via nos postures et notre ton?»

Réponse de Michel Chanton, éthologue: «Quand c’est nécessaire, uniquement. Cette position d’autorité que l’on doit avoir sur notre chien nous est en quelque sorte imposée par la loi. Car cette dernière nous rend responsable de ses actes, de ce qu’il peut causer comme dommages matériels et immatériels. Notre chien peut par exemple provoquer une peur violente chez quelqu’un, qui peut avoir des répercutions importantes sur sa santé. Nous sommes donc obligés d’exercer une certaine autorité sur lui pour éviter qu’il ne nuise aux autres ou qu’il ne constitue un danger. Le problème est que le chien donne la possibilité d’exercer une autorité sans limites et que cela réjouit un certain nombre de personnes. Personnellement, je pense que c’est l’un des tristes rôles du chien: certaines personnes s’en servent pour essayer de prouver ou se prouver une autorité… qu’ils ne possèdent pas.»

Bonne semaine!


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