Mon vieux chien [Réflexion]

Récemment, mon chien Porto se reposait sur le balcon. Des gens du voisinage sont passés devant la maison, et Porto s’est mis à aboyer en les regardant. On est venu m’avertir que le chien jappait. Ça m’a amené à cette réflexion.

Un humain peut dire des choses, s'exprimer, partager sa perception de la vie, ses émotions, son bonheur, même ses malheurs. Jamais on ne penserait à dire au voisin d'arrêter de parler : «tu n'as pas droit de parler, tais-toi!»

Alors pourquoi mon vieux chien sur la galerie, à l’extérieur, n'aurait pas le droit d’exprimer ses angoisses, ses peurs quand des personnes ou des animaux circulent devant lui?

Juste parce que c'est un chien!

C'est comme si on disait à l'oiseau d'arrêter de chanter : «tu n'as pas le droit!»

Mon chien vieillit, il voit moins bien, entend moins bien, développe de nouvelles peurs avec tous ces stimuli dans l'environnement et veut souvent exprimer ses peurs, mais ça paraît mal. Quand il s'exprime, il devient comme un mauvais chien face à la société.

Apprécierons-nous, quand nous serons vieux, de ne pas pouvoir nous exprimer? Peut-être allons-nous radoter un peu, ce ne sera pas grave. La tolérance est-elle moins grande quand il s’agit d’un chien?

Ne perdons pas de vue : nous vieillissons tous. Qui sait, peut- être qu'un jour reviendrons-nous en chien.

(Je tiens à spécifier que la réflexion véhiculé dans ce texte n'a pas pour but d'offenser, ni de culpabiliser les gens. J'ai simplement choisi d'utiliser une approche ironique, car il faut parfois choquer un peu pour susciter une réflexion un peu plus profonde.)


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