Les chiens et l’automutilation. Partie 6

Au fil des semaines, je partagerai avec vous des écrits de l’un de mes professeurs en éthologie, Michel Chanton. Véritable pionnier, M. Chanton a consacré plus de 55 ans de sa vie à l’étude scientifique de la relation entre le chien et les humains, faisant de lui l’instigateur du métier de comportementaliste en France. Éblouie par les connaissances que cet homme m’a transmises, j’ai décidé de partager avec vous, au fil des semaines, quelques uns de ses écrits. Ils sont tirés du livre de Marie-Claire Perrot, intitulé « Y’a un os avec mon chien ». Je vous invite donc à visiter le site à toutes les semaines. 6ième semaine. « Le chien peut-il aller jusqu’à l’autodestruction, pour exprimer son mal-être ? » Réponse de Michel Chanton éthologue. « Oui,même si le terme autodestruction est un peu abusif, puisque l’animal n’a pas conscience qu’il se détruit. On appellerait plutôt cela de l’automutilation. Le chien peut effectivement souffrir de perturbations physiologiques, l’angoisse pouvant remettre en cause sa santé. Les signes en sont souvent simples et visibles : le mauvais état du poil ou des pertes massives de poils, des dépilations locales, une humeur maussade ou triste, le fait qu’il se retranche dans son coin, qu’il émette des gémissements, des aboiements, des pleurs, ou quantité d’autres expressions de détresse. Car c’est véritablement ce qu’il éprouve. Il peut aussi tenter d’évacuer son stress en se léchant avec insistance les pattes ou les flancs, jusqu’à provoquer des plaies que l’on appelle plaies de léchage. » Bonne semaine !

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