Courir, jouer, un moyen d’évacuer le trop plein. Partie 24

Au fil des semaines, je partagerai avec vous des écrits de l’un de mes professeurs en éthologie, Michel Chanton. Véritable pionnier, M. Chanton a consacré plus de 55 ans de sa vie à l’étude scientifique de la relation entre le chien et les humains, faisant de lui l’instigateur du métier de comportementaliste en France.

Éblouie par les connaissances que cet homme m’a transmises, j’ai décidé de partager avec vous, au fil des semaines, quelques uns de ses écrits, que j’ai soigneusement choisis. Ils sont tirés du livre de Marie-Claire Perrot, intitulé « Y’a un os avec mon chien ».

Je vous invite donc à visiter le site à toutes les semaines.

24ième semaine: «Le besoin de se dépenser en courant et en jouant fait-il partie de la nature innée du chien?»

Réponse de Michel Chanton, éthologue: «Non. Contrairement à nous, le chien ne se livre pas à une débauche de mouvements et d’énergie en pur perte. Il ne va agir que si c’est nécessaire. Mais comme le chien familier est relativement oisif et a beaucoup d’énergie inutilisée, il l’évacue comme il le peut. Lorsqu’il se met à courir en tous sens sans raison apparente, c’est pour libérer ce potentiel d’activité qu’il a en réserve. S’il était dans la nature, il serait obligé de chasser pour manger, de trouver un endroit calme pour se reposer, de défendre cet endroit contre des intrus, de se protéger lui-même contre des agressions… Il aurait quantité d’activités et ne se permettrait pas de dépenser de l’énergie inutilement. Ce n’est pas un besoin propre à son espèce, c’est un besoin qui résulte de son état de chien familier, donc de chien captif. Ce terme «captif» est souvent mal perçu par les gens. Mais réfléchissons un instant: qui peut dire que son chien n’est pas un animal captif?»

Bonne semaine!


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